Lunch de filles au SIHH avec Christina Giotto

20 janvier 2017. Voilà une date que je ne risque pas d’oublier ! Mon Blog a passé le cap des 140’000 visiteurs, et c’est le jour où le SIHH, Salon International de la Haute horlogerie, ferme ses portes à Genève. Je sais…C’est aussi le jour de l’investiture de Donald Trump, mais ça commence à faire beaucoup pour un seul 20 janvier ! Restons donc au SIHH. Cette 27 ème édition révèle l’intelligence d’un secteur touché par une méchante crise. Lorsque la tempête souffle, il faut se concentrer sur les fondements d’un savoir-faire et c’est exactement ce qui s’est produit : je constate un festival de qualité et de culture, traduit par la présentation de montres intemporelles. Et s’il y a bien une marque horlogère qui maîtrise les arcanes du métier, c’est Girard-Perregaux. Mais derrière cet univers où chaque détail compte, il y a des pros qui s’investissent. Ainsi, selon le principe de lunch de filles, je vous emmène à la rencontre d’une super nana au super parcours autour d’un repas au bistrot de son choix, en l’occurrence le restaurant du SIHH à Genève. Son nom ? Christina Giotto, International Public Relations de Girard-Perregaux.

Lunch de filles avec Christina Giotto au SIHHMon badge pour le SIHH 2017Shadya Ghemati au SIHH 2017Le menu du SIHH

Perchée sur mes boots aux talons aiguille criminels de 13 cm, je suis une rescapée du verglas. Pas grave, j’ai mon perfecto en cuir digne d’une rockeuse de diamants, qui me permet d’affronter toute situation. Quand j’arrive sur le stand de la marque, Christina Giotto m’attend ponctuelle pour notre lunch de filles. Grande et posée cette superbe femme aux longs cheveux de jais a un parcours qualitatif et stable dans l’univers feutré – mais pas que ! – de la haute horlogerie. Une place trouvée pour mes affaires, et on passe aux choses sérieuses…Le choix des plats ! C’est que je n’oublie pas que je suis une journaliste people devenue blogueuse gourmande. Les interviews, c’est bien, les bons petits plats aussi. Sérieusement, les conditions de travail sont optimales, l’accueil est pro, et le menu propose une large sélection de mets. Ce sera « Tomates San Marzano, mozzarella Santa Lucia au basilic, huile d’olive vierge et fleur de sel » pour Christina, et « Foie gras de canard aux coings et perles de granny-smith » pour moi. Ensuite, elle prend une « Moussaka d’agneau et tian de légumes aux herbes fraîches », qui a l’air fort appétissante, et je me la joue remake de « Sex and the City » avec un choix très nana à New York : « Sushi, Nigiri sushi et California, gingembre confit et soja, salade d’algues » avec un verre de Sancerre.

La moussaka de ChristinaLa moussaka d'agneauSushi, Nigiri sushi et CaliforniaSushi et Sancerre

Son timing de PR internationale étant minuté, je me lance : pourquoi les montres ? Hasard ou passion d’enfance ? Ou hasard devenu passion ? Christina Giotto n’hésite pas un quart de seconde :« Hasard devenu passion ! C’est grâce à mon premier mari que j’ai découvert ce métier. Je cherchais du travail et il m’a dit : as-tu essayé d’envoyer ton CV chez Audemars-Piguet ? Je te verrai bien dans le luxe ». Il a eu du flair, elle est engagée. Mieux, elle n’a jamais quitté le monde exigeant de la haute horlogerie et affiche à son palmarès des postes aussi superbes qu’elle, dont pas moins de 10 années comme Public Relations Manager de Jaeger-Lecoultre. Ce qu’elle aime dans son job ? « Le contact direct avec les gens ! Si je n’avais pas ça, je serais malheureuse ». Sa courtoisie est aussi frappante que son sens de l’organisation. Le SIHH, c’est des journées au pas de course, des rendez-vous avec des journalistes, des clients, des collectionneurs, des conférences, et une disponibilité complète aux requêtes du boss…Pas trop dur ? « J’aime les qualités humaines de mon CEO, Antonio Calce, et Girard-Perregaux est une marque qui s’inscrit dans la continuité de mon parcours ». Mais elle m’avoue avec le sourire que ce n’est que la deuxième fois qu’elle s’assied pour un repas chaud. Je me sens soudain investie d’une mission humanitaire… Quand son entrée arrive, j’aperçois sa montre : une Laureato dame (si vous cliquez sur le mot Laureato, la collection va défiler sur vos écrans), 34 mm, or rose et lunette sertie, avec bracelet caoutchouc. Cette montre de luxe, modèle des Années ’70 revisité, a du chien.

Tomates mozzarella et montre Laureato de Girard-PerregauxLe foie gras en entrée

Evidemment, on parle aussi cuisine. Je tombe bien ! Cette mère de trois enfants adore cuisiner quand sa carrière le lui permet. « J’aime le piquant, le curry, et la cuisine indienne ! En fait, j’aime toutes les cuisines exotiques ». A la maison, elle improvise : « Je regarde ce qu’il y a dans le frigo et je suis mon feeling ». Le feeling est également une des cordes à son arc professionnel, conjugué à une réelle rigueur. Elle porte un regard sérieux sur son métier de PR d’une marque de luxe, aux antipodes des clichés. Car si bien des jeunes femmes pensent qu’il faut faire un numéro de diva, Christina sait qu’il faut avant tout garder les pieds sur terre et rester humble : « Ce n’est surtout pas un one woman show ! Il faut prendre soin des autres, en particulier des journalistes comme si c’était des clients ! Et dans la vie, on ne sait jamais. Derrière chaque personne se cache un client potentiel ». Vous savez quoi ? Si un jour je suis riche – c’est vrai, j’ai beaucoup de retard – je m’achète la même Laureato en or rose et diamants que Christina Giotto. J’espère juste qu’elle est waterproof car je nage et fais la vaisselle. Ah oui, j’ai oublié…Quand je serai riche.

Le stand élégant de Girard-PerregauxLa présentation de la collection

À propos de Shadya

blogueuse culinaire et animatrice
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Une réponse à Lunch de filles au SIHH avec Christina Giotto

  1. Bravo
    Très beau parcours.

    Alexandre ABYLA

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