C’est le Printemps sur toute la ligne !

Moins 3 kilos !  Je suis passée de 64 à 61 kilos en un mois. C’est la première fois depuis des années que je perds (enfin) du poids, pas juste quelques centaines de grammes en laissant tomber mon régime du moment par résignation : les phénomènes « marre » et « yo-yo », j’ai vécu et donné. Cette fois, il y a eu un vrai déclic qui m’a poussé à m’y prendre autrement. J’ai eu le courage de repérer les excès et celui de revoir mon alimentation. Un régime ne fonctionne pas si on ne reconnaît pas ce qui ne va pas et si on ne change pas ses habitudes. J’ai fait cette analyse sérieusement avant de commencer à prendre  XL-S Booster comme complément.

Car je ne m’appuie pas uniquement sur XL-S Booster, je ne lui attribue pas toute la responsabilité sans engager la mienne. Si vous prenez les comprimés avant une fondue ou avant un boeuf bourguignon, ne vous étonnez pas de ne pas voir de résultats ! Comment faire quand on aime les plats riches ? C’est la sempiternelle question. Un régime ne doit pas être triste, même s’il faut changer d’aliments et réduire les quantités : fini d’avaler la pizza dégoulinante complète, tout en sachant que c’est un peu excessif… Oui, ça m’est arrivé et bonjour l’effet Bidendum. En panne d’idées pour vos menus ? Lisez des blogs ou le magazine ELLE A TABLE, bourré de recettes légères avec des images qui font envie, privilégiez les produits de saison, faites le plein de couleurs : j’ai réappris le bonheur d’aller au marché ! Jamais mangé autant de salades à midi et de légumes le soir. Le matin, j’ai mon petit rituel XL-S Booster :

Je bois un verre d’eau avec du citron au réveil, puis je prends mon comprimé, ensuite j’avale deux belles oranges pressées – ce que je ne faisais jamais ! Après ma douche, hop, un café sans sucre et je file. Mon petit rituel matinal hydratant me met de bonne humeur. Et je n’ai pas eu d’effets secondaires en lien avec les comprimés. Toutefois, si vous décidez de tester XL-S Booster, lisez bien la notice d’emballage et ne le prenez pas avec d’autres médicaments. La posologie est de 2 comprimés avant chaque repas pour la perte de poids, et de 1 comprimé pour le contrôle du poids. Si j’ai perdu avec un comprimé trois fois par jour, imaginez avec deux…Si vous avez un historique médical compliqué en lien avec l’estomac ou les intestins, une fragilité de ce côté, consultez d’abord votre médecin. Dans la vie, mieux vaut prévenir que guérir. C’est pour ça que je me suis d’abord bien renseignée. Enfin, la notion de plaisir compte et il faut la mettre partout dans notre quotidien pour rendre l’expérience du régime agréable. Je me suis même offert un joli pèse-personne ! Pour en faire un ami qui me fait sourire quand je le rencontre et pas un ennemi. C’est le Printemps sur toute la ligne !

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Fromage et alpage, ça rime et c’est bon !

J’adore le fromage et vous ? Je sais, je suis au régime, mais j’ai décidé que lorsque je perds plusieurs kilos je m’offre une journée récompense avec du fromage ! Avant, le fromage, j’en mangeais trop et n’importe quand : une tranche de Gruyère ou Emmenthal le matin avec mes cafés avant de filer, ou le soir en rentrant, carrément tout le plateau, avec du Bordeaux ou du Sauternes, des pommes de terre ou du pain. Maintenant, le fromage, c’est mon cadeau. L’idée m’est venue d’en faire ma récompense (il en faut) pendant mon régime après avoir vécu un grand bonheur au restaurant Le Chalet à Château-d’Oex (VD) ! C’est là que j’ai assisté et participé partiellement à la fabrication artisanale d’un fromage au lait cru comme à l’alpage. La balade vaut le détour !

Vous aurez les détails de cette escapade bucolique sur le nouveau Blog de Swissmilk au mois d’avril ! Vous y découvrirez mon reportage avec les infos utiles et le processus de cette fabrication respectueuse de traditions ancestrales.

Pour vous mettre en appétit, voici des images d’ambiance : il y a Maurice, l’expert fromager, Pierre-François, qui dirige l’établissement depuis 6 ans, l’adorable Tatou, qui vous accueille à la boutique pour vous couper les merveilleux fromages à la vente. Grâce à elle, j’ai découvert une tuerie : la Dzorette, qui signifie « Petite forêt », une sublime tomme du Pays d’Enhaut affinée à l’épicea, avec une croûte couleur sapin et des arômes boisés. Si vous réservez une table, Magali, vous servira une fondue de rêve avec son sourire solaire digne du Sud de la France dont elle est originaire. Oui, ça fait du bien d’aller voir la fabrication d’un bon fromage comme à l’alpage au Chalet à Château-d’Oex : on en revient en se demandant pourquoi on habite en ville …Qui a dit bonne question ?

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J’ai trouvé mon booster minceur !

Le déclic s’est produit ! Cette fois, j’y crois : je vais perdre du poids. Aussi, j’ai commencé mes recherches pour mettre au point un plan facile, tout en sachant que sans discipline et sans nouvelles habitudes, on ne perd pas de poids. Je lis des livres de recettes minceur, des magazines forme, et des témoignages comme celui d’Hélène Ségara, qui a raconté sa perte de poids dans Gala, et celui de Julie Andrieu, la belle présentatrice culinaire française. Je ne savais même pas qu’elle avait eu un problème de poids ! Son livre ? « Mes secrets pour garder la ligne… sans régime » (Editions Robert Laffont). Titre accrocheur !… Mais perdre du poids et du surpoids sans régime et sans autres moyens conjugués, je n’y crois pas. Ce livre reste un partage d’expérience rassurant même si chaque surpoids est une histoire individuelle.

D’abord, j’ai sérieusement allégé mes assiettes puisque je savais ce qui n’allait pas. Il est primordial de repérer nos erreurs et nos excès, et ils ne sont pas les mêmes pour tous. Vous, c’est peut-être le sucre, le chocolat, le grignotage entre les repas ? En ce qui me concerne, c’était clair : plats en sauce, charcuteries, fromages, pizzas, pain, beurre, croissants. C’est fou tout le gras que j’ai pu avaler pendant des années !  J’ai aussi éliminé le vin rouge, trop calorique, mais préservé un péché mignon, le Rosé. Juste un verre avec le repas. Il rend une assiette toute simple de pointes d’asperges blanches plus joyeuse et les régimes tristes ne durent pas…

Quand on m’invite au restaurant, au lieu de refuser, j’y vais mais je choisis autrement. Je ne prends qu’une entrée ou un plat et juste un Espresso sans sucre à la fin du repas. Je commence à me sentir mieux. Comme je dois vraiment perdre du poids, je cherche un complément qui m’aide. Mais je suis confrontée à une pliée de produits diététiques et minceur. Comment faire ? Bien se connaître ! Connaître ses habitudes, son tempérament, être conscient de son mode de vie. Puis se renseigner et suivre son instinct ! Par exemple, je me connais assez pour savoir que compter des points va me lasser et peser des grammes aussi. Je n’ai pas envie de calculer, ni devenir parano. Et avaler des poudres au goût de chocolat ou vanille à la place des repas, très peu pour moi. Lpub XL-S avec Elodie Gossuin me titille chaque fois qu’elle passe à la télé ! Mais est-ce que ça marche ?

J’aime bien cette fille ! Une maman de quatre enfants qui fait de la radio me touche car j’ai été animatrice radio en Suisse pendant plus de 20 ans (13 ans à Radio LAC et 9 ans à la RTS) et je sais combien c’est prenant. Certes, elle est beaucoup plus grande que moi, beaucoup plus jeune, et a été Miss France. Mais justement ! Elle a dû gérer son corps avec ses grossesses et son boulot. Alors je la vois mal vanter n’importe quoi.

D’abord, je file chez le coiffeur. C’est fou comme les cheveux peuvent symboliser le surpoids et les épreuves !

Ma nouvelle alimentation sans viande rouge, ni charcuteries, ni fromages, ni pain, ni beurre, ni pizzas, ni croissants, uniquement des légumes, salades, poissons, poulet, riz blanc ou un Cappuccino de lentilles au bistrot (sain et gourmand) et la petite coupe courte réalisée par le talentueux Axel, directeur du Salon n.4 à Vevey me donnent déjà un air de légereté ! Ce n’est qu’un dépoussiérage. Il faut avancer, vaincre les blocages et les kilos. Depuis que j’ai vu la pub avec Elodie Gossuin, je veux en savoir plus sur XL-S. Il se trouve que cette marque travaille avec l’Agence KTFM fondée par Benjamin Feijoo à Genève : celle qui avait réalisé la campagne de pub pour mes cours de cuisine créative à MANOR (2013)affichée sur les bus genevois. Rendez-vous est pris. Fabienne Kramer, Senior brand manager d’Interdelta, la maison qui distribue XL-S en Suisse, nous rejoint.

XL-S propose deux produits phares : un produit universel et un produit extra-fort. Mais comme mon IMC est légèrement inférieur à 25, elle me conseille plutôt leur produit universel, le Booster. Génial, il porte bien son nom ! Sa promesse ? Il accélère la perte de poids. Toutefois, la question-clé demeure : est-ce que ça marche ? Et comment ça marche ? Ce capteur de graisses se prend trois fois par jour avant les repas avec un peu d’eau. C’est tout. Il réduit l’absorption des graisses alimentaires, augmente la sensation de satiété et améliore le transit intestinal. J’ai aimé le souci clairement exprimé que la prise des comprimés soit accompagnée d’une alimentation saine et d’une activité physique. Après ces explications bienvenues autour des savoureuses boulettes végétariennes de la Brasserie J5 à Montreux, mon choix est fait : je vais tester le Booster d’XL-S et tout vous dire ! Prochain épisode de mon feuilleton minceur le 21 mars.

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Quand l’armoire veut divorcer de la cuisine !

Etre blogueuse culinaire, c’est fatalement aimer les bons petits plats, les bistrots, les assiettes généreuses, les charcuteries, les fromages, aller au marché et cuisiner le weekend. Et quand on veut imaginer une recette, on la réalise pour quatre même quand on est seule (!) car il faut mettre les ingrédients correspondants sur le blog. Alors, on mange comme quatre ! Un jour, on croise son reflet dans une vitrine et on ne se reconnaît pas. On vous prend en photo à un événement et vous avez de la peine à regarder l’image. Puis, on tombe dans la rue sur l’ex-collègue qui vous lance : « Incroyable t’as pas changé ! T’es plus grosse, mais c’est toujours toi ».

« T’es plus grosse »…Oui, ça fait mal. On essaye de faire gaffe : ça dure dix jours. Un creux et hop, c’est pizza !

Bien sûr, on culpabilise. Et on se console : « Après tout, c’est normal à mon âge ». C’est là que le magazine ELLE décide de mettre Inès de la Fressange, 60 ans, en cover et la claque est frontale. Une petite voix t’engueule : « Elle est beaucoup plus vieille que toi et regarde comme elle est super ». De nos jours, l’âge n’est plus une excuse :  les stars et les top models de 50+ nous le prouvent. Bien sûr, elles ont les moyens. Mais les pistes existent pour tous les budgets. Il faut juste la volonté et le fameux déclic…

J’ai commencé à grossir en 2012 lorsque j’ai participé à l’émission « Les Toqués du terroir » et lancé mon blog

Le concours culinaire télévisuel de Suisse romande était basé sur deux spécialités irrésistibles : le saucisson vaudois et la saucisse aux choux. Pour ne pas rater mes recettes devant les caméras, je les testais tous les jours dans ma petite cuisine…Les kilos sont vite arrivés ! Mais comme le tournage avait lieu au mois d’août, j’allais à la piscine et je ne me suis pas inquiétée. L’automne est arrivé, le saucisson était bien installé dans ma vie, avec tout ce qui l’accompagne : pain, beurre, vin rouge, frites et fromages. On est vite accro et j’ai pris 10 kilos. Ce qui est beaucoup sur un petit gabarit.

Un soir, je suis tombée sur des vieilles photos : j’étais taille 36 français (c’est du 34 suisse), j’étais la Speakerine vedette des Années 1990 (en Suisse), j’avais une silhouette de poupée, des belles robes, je faisais la cover des magazines, et le truc rond que j’étais devenue ne lui ressemblait pas. 

Vieillir, ce n’est pas grave, c’est la vie. Mais grossir, on se sent coupable. Surtout quand on n’a pas de problème de santé ! Ni thyroïde en panne, ni traitement hormonal ou à base de cortisone. Avec ça, il y a eu les galères. Si le boulot et le coeur vont mal, les saucissons ne vous lâchent plus. Quand mon blog a fêté ses 6 ans, j’ai ouvert mon armoire et j’ai eu un choc : c’était une armoire de veuve. Du noir partout ! Une copine m’a dit : « Notre corps est le reflet de notre vie. Quand ta vie ira mieux, ton corps va changer ». Tout est lié, certes. Mais il faut surtout un déclic, je l’ai eu face à l’armoire, face à tout ce noir. Et quand l’armoire veut divorcer de la cuisine, il faut agir. Alors à partir d’aujourd’hui, je vous embarque pour mon feuilleton minceur : si ça marche pour moi, ça peut marcher pour vous ! On va le vivre ici avec trois épisodes en mars, et trois en avril. Et au mois de mai, je vous donnerai mes meilleures recettes minceur une fois par semaine. A suivre !

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Nespresso marie le café d’exception et la gastronomie !

La 5ème édition des Nespresso Gourmet weeks a pris son envol ! Jusqu’au 19 novembre 2017, elle célèbre le mariage raffiné du café d’exception et de la gastronomie de prestige au travers des menus imaginés par 25 Chefs étoilés dans toute la Suisse. L’occasion de pousser la porte d’un bel établissement et de découvrir un menu créatif parfumé au café. Les prix ? CHF 70.- pour le menu du midi et CHF 120.- pour celui du soir. Il suffit d’appeler l’un des restaurants gastronomiques qui participent à la Nespresso Gourmet weeks (la liste est sur le site) en précisant lors de la réservation que vous voulez le menu Nespresso Gourmet. A Genève, c’est le Chef étoilé Michel Roth, MOF (meilleur ouvrier de France) et 18/20 au Gault Millau, qui joue le jeu au Bayview, le restaurant qu’il dirige depuis 2012 à l’Hôtel Président Wilson. 

Nespresso a fait découvrir la partition gourmande du Chef Michel Roth à une poignée de blogueurs triés sur le volet lors d’un lunch exclusif. Voici le menu !

Amuse-bouche

Noix de St-Jacques d’Erquy aux choux colorés infusés à l’huile de café Exclusive Selection Nepal Lamjung

Selle de chevreuil, poire chasse poêlée à l’hibiscus, crumble café Exclusive Selection Kilimanjaro Peaberry

Café Moka, biscuit caramel au café Nespresso

Ce voyage sensoriel s’est fait dans une ambiance chaleureuse. En effet, Diane Duperret, Brand communication manager de Nespresso Suisse qui a mis au point la manifestation pour la Suisse romande, et Sarah Hammerschlag, Digital field marketing manager de l’Hôtel President Wilson, ont réussi un plan de table qui a permis à l’alchimie humaine de s’accorder à celle des plats. Après la lecture du menu, l’impatience est à la mesure de la joie d’être là. C’est un bonheur également de discuter avec le Chef Michel Roth, qui a réalisé ce menu festif avec des produits de saison de grande qualité. Cette star française des fourneaux a dirigé les mythiques cuisines du Ritz à Paris de 2001 à 2011 avant d’arriver au Bayview à Genève. Le défi posé par Nespresso a amusé cet habitué des Concours gastronomiques de haut vol. Il l’a abordé comme une épreuve à thème.

« J’aime les arômes du café en jouant sur l’équilibre de l’amertume et de l’acidité. A travers ce menu, notre but est de donner du bonheur »

Pour juguler notre impatience, on arrive à nous distraire avec la Rolls du beurre breton, le beurre Bordier, proposé au piment d’Espelette, à l’ail et fines et herbes, et au demi-sel. Il est tellement bon qu’on s’en contenterait. C’est aussi l’occasion de découvrir les convives. La glamour Florence Jacquinot, qui après s’être fait connaître avec son blog Secrets of style est aujourd’hui présentatrice et productrice du magazine mensuel Escapades sur TV Léman Bleu à Genève; Sakura Horiguchi, qui assure la destinée du délicieux Blog Le Petit Chou, et le très sympathique Yessine Sidi Ali du magazine GO OUT ! Voilà pour les ingrédients humains. La St-Jacques arrive ! Le copieux carpaccio est accompagné d’une farandole de mini choux romanesco colorés et la noix est couverte de…caviar. Pas n’importe quel caviar ! Il est réalisé avec du café… Et pas n’importe quel café, il s’agit du Exclusive Selection Nepal Lamjung. La prouesse technique est bluffante. Et d’un point de vue gustatif, ce café à la note aromatique de pain frais grillé est simplement exquis avec la St-Jacques.

On pourrait en rester là et partir heureux ! Car l’amuse-bouche, un filet de truite des Cévennes en billette parfumé à l’orange et au citron, avait tout de l’entrée, et la St-Jacques précitée, tout du plat principal. Mais non, le festival gastronomique se poursuit. L’escapade est vraiment généreuse et vaut vraiment le détour. De plus, le restaurant Bayview offre une vue directe sur le Léman dans un cadre contemporain qui a oublié d’être froid. Les verres et les assiettes sont sublimes. Et si vous aimez la chasse, le plat principal de ce menu spécial Nespresso Gourmet weeks est une ode à l’automne, ses couleurs et ses parfums. Tout ceci rappelle à quel point la gastronomie est un art de vivre qui n’a pas peur d’avoir l’excellence comme guide. C’est beau, très beau. Et très bon !

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Lunch de filles avec Yaël Bruigom

C’est la reprise de LUNCH DE FILLES ! La formule de ce rendez-vous ? Une super nana, un super parcours, et le super bistrot de son choix ! L’occasion de mettre une personnalité féminine de Suisse romande à l’honneur autour d’un repas dans un restaurant qu’elle aime et nous fait découvrir. Un moment détendu, joyeux et gourmand. Première invitée de la rentrée la dynamique Yaël Bruigom, spécialiste Communication & Marketing, PR indépendante, qui a dans son porte-feuille clients l’Hôtel du Léman à Jongny, au-dessus de Vevey. Un centre de séminaires avec une vue grandiose dont le nouveau restaurant, L’Epicurienne, affiche un concept efficace.

Cette adresse est idéale pour les entreprises, PME ou multinationales, qui souhaitent organiser des conférences, des réunions ou des retraites professionnelles, dans un décor qui stimule la réflexion et les échanges. La vue est unique et le parc enchanteur. L’Hôtel du Léman appartient au Groupe Coop et n’était utilisé que par lui. Mais la stratégie a changé ! La mutation a eu lieu en avril 2016 : travaux, décor, et nouvelle direction générale assurée par la chic et sobre Nathalie Mika-Huys, une ex du Lausanne Palace qui après une pause bébés a repris du service. Aujourd’hui, n’importe quelle entreprise peut profiter des infrastructures et le public du restaurant, du café, de la terrasse. Yaël Bruigom, qui assure la communication du lieu, me donne rendez-vous à la gare de Vevey et m’embarque pour notre virée gourmande. Dès la réception, le regard est accroché par le cellier en verre et bois au design tendance, qui forme l’une des parois du restaurant. La déco est fraîche, avec des notes acidulées et des clins d’oeil aux Sixties.

Le menu est malin, réparti en quatre formules à choix : 1. L’assiette de midi, 2. Le végétarien, 3. Le léger, 4. Le hit de la semaine. L’entrée et le dessert sont les mêmes pour chaque menu. Un concept efficace, une gestion pratique, qui permet de choisir rapidement. Ces formules mettent en avant la cuisine traditionnelle, saine et pleine de coeur, du Chef alsacien Laurent Omphalius. Après avoir oeuvré à l’Hôtel Les Sources à Loèche-les-Bains, il est arrivé pour le lancement du restaurant L’Epicurienne. 

Choix végétarien pour Yaël, car elle a choisi de ne plus toucher de viande dès l’âge de 17 ans ! Elle opte donc pour les généreuses lasagne aux légumes de saison avec espuma au cerfeuil. Pendant qu’elle commande, je teste un vin de Chardonne, un Pinot noir vaudois, La Louve de Jean-Michel Taverney, propriétaire des vignes situées en contrebas de l’Hôtel du Léman : il est excellent ! Puis, je choisis le menu hit de la semaine car le libellé me fait rire en me rappelant mon ancienne vie d’animatrice radio. Mais pas de Johnny ni de Stones dans l’assiette, juste un copieux magret de canard avec son coulis au miel, ses galettes de polenta et ses figues confites. Je n’ai décidément pas le truc pour faire régime… En revanche, le fait d’être végétarienne et très sportive – course à pieds, randonnée, voile – assure la ligne impeccable de Yaël Bruigom, notre spécialiste en Communication et PR. En plus, elle a une allure de star de série américaine à l’élégance qui sait oser le flashy « Petite fille déjà, je détestais m’habiller comme les autres ! J’ai toujours aimé la différence et les belles matières ». Mieux, elle est positive, chaleureuse, à l’écoute, et responsable. 

Cette Suissesse, aux racines franco-néerlandaises, est originaire de St-Sulpice (VD). Elle fait ses études à l’Université de Lausanne où elle décroche une Licence ès Sciences Politiques. Sa vie professionnelle démarre comme promotrice de divers produits sur des Salons à Lausanne et Genève, viennent ensuite des postes comme assistante marketing chez Oracle, Blancpain, et à la Clinique La Prairie où elle devient rapidement PR et Business Development Manager. Elle y reste dix ans. Puis, fracas. Restructuration. Tout change au sein de la prestigieuse clinique, sa vie aussi. Alors qu’elle n’a jamais voulu être indépendante, elle se lance et réussit ! Depuis 2011, la solaire Yaël Bruigom cumule les mandats qu’elle assure avec sérieux et charisme même si elle avoue « Je déteste l’incertitude du statut d’indépendant ! Dès l’Université, je me suis toujours vue dans une grande société. J’aime m’identifier à une culture d’entreprise ».  Mais les clients se succèdent : le Crans-Ambassador à Crans-Montana, Lionel Meylan, l’horloger- joaillier à Vevey, les Newby Teas de Londres pour leur communication en Suisse romande, Takinoa, L’Atelier De Grandi qui vient d’ouvrir son Musée à Corseaux dans une villa 1930. C’est ainsi à cette quadra lumineuse que l’Hôtel du Léman a confié le soin d’assurer sa visibilité. Ils ont eu bien raison !

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La Rolls des perches avec le Chef Benjamin Luzuy

En été, sur les rives du Léman, on les adore ! Les filets de perches servis avec des frites sont incontournables.Tant et si bien qu’on n’imagine même pas qu’on puisse les apprêter autrement ! Ce fut donc la proposition de Benjamin Luzuy : embarquer une poignée de journalistes et blogueuses pour un voyage culinaire autour de la perche. Oui, oui, le Benjamin Luzuy de la télé, jeune Chef genevois né à Locarno, qui a été formé à l’EHL, l’Ecole Hôtelière de Lausanne, connu du public grâce à l’émission « Descente en cuisine » sur la RTS. Il a mis sa fantaisie mâtinée de rigueur au service du poisson du jour, mais il ne s’agissait pas de perches pêchées dans les eaux pas toujours impeccables du Léman, ni de filets importés de Suède ou d’Estonie. L’escapade culinaire s’est articulée autour de la perche Loë, élevée dans une eau pure de montagne, celle du Lötschberg en Valais. L’écloserie est à Chavornay dans le canton de Vaud. Et si l’eau cristalline dans laquelle barbote le poisson est celle d’une source de montagne, les oeufs vaudois sont issus de géniteurs du Lac de Neuchâtel, du 100% suisse de A à Z. A l’arrivée, on a des filets dodus, plus gros que la moyenne. Cette épaisseur et sa texture ont séduit notre médiatique Chef. Mais filons chez Conte-Goûts, le traiteur lausannois, qui a mis ses locaux à disposition.

Un petit comité animé croque et craque : la jolie et trendy Barbara Demont alias Mademoiselle B., blogueuse Lifestyle qui vient de décrocher un poste de Community manager à 20 minutes, Isabelle Bratschi, la célèbre chroniqueuse art et gastronomie du Matin Dimanche – chouette, à table, je suis entre les deux ! -, mais aussi le sportif Claude Ansermoz, rédacteur en Chef adjoint du quotidien 24h et Marcel G., illustrateur et journaliste à Terre et Nature, pour ne citer qu’eux. Nous sommes une demi-douzaine conviés par Benjamin Luzuy et David Morard, directeur de Valperca SA à Rarogne (VS), qui produit la Rolls des perches. Il en est fier à juste titre, c’est un produit raffiné et sain. L’apéritif propose la découverte de mini Tartelettes de petits pois, tartare de perches et fleur de ciboulette, attirantes en diable, d’un Cône croustillant de mousse de perches fumées et billes de citron poivre, aussi beau à regarder qu’à croquer, d’Accras de perches au gingembre et citron vert, gel de mangue. Mademoiselle B. est conquise.

Ces mises en bouche sont présentées en respectant une progression gustative, de la plus légère à la plus puissante. Il y a quelque chose de terriblement moderne dans la cuisine de Benjamin Luzuy : il maîtrise les codes classiques mais ne les récite pas. On sent une approche réfléchie et des convictions. A table, l’entrée simplement exquise qui suit le confirme : c’est une perche Loë marinée avec de la rhubarbe marinée, efficace, simple, et visuellement sobre et chic. La rencontre est vivante, il parle, explique, partage et…cuisine ! Pour assurer aux fourneaux, il est accompagné de Jordan, un de ses Chefs à Genève, car Benjamin dirige Bottle, le bar du côté des Eaux-Vives, Le Chef, à l’aéroport de Genève, et l’Opus B à Champel – chut, il ferme Champel et va reprendre le Café des Philosophes à Lausanne et il est très content car il reste attaché la ville où il a fait ses études. Sa capacité à s’investir dans des projets, oser, faire des choix et changer de route s’il le faut, souligne son statut d’entrepreneur. Chez lui, l’amour de la cuisine brille autant que celui du business. En plus, il a la chance d’avoir le contact facile et le propos aisé. La perche Loë, Rolls des perches, s’est trouvée le parfait ambassadeur.

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Brigitte Violier, un mythe en héritage

Benoît Violier était l’un des plus grands Chefs étoilés de tous les temps. Son restaurant a été sacré comme le meilleur au monde en 2016 par le très select classement gastronomique « La Liste », sans oublier ses trois étoiles au Michelin et le 19/20 au GaultMillau. Sa disparition tragique, à seulement 44 ans, a pris de court l’univers de la gastronomie, le public et les médias, et catapulté sa femme, Brigitte Violier, dans une autre dimension. En sus du deuil. Elle est passée du rôle d’épouse d’un génie du goût à celui de chef d’entreprise, propriétaire du célèbre Hôtel de Ville-Benoît Violier, avec une équipe de 58 collaborateurs à gérer, mais surtout au statut de dépositaire d’un mythe. Elle est secondée dans ce nouveau chapitre par le Chef Franck Giovannini. Je la rejoins pour un déjeuner ponctué par quatre entrées, un plat, deux desserts, et des confidences.

Première impression dès l’arrivée, Brigitte Violier fait face avec son élégance naturelle, même si elle avoue avec pudeur : « Vivre sur place c’est pratique la semaine, mais plus dur le week-end. Les départs me font du bien ». Puis vient cette certitude, elle est armée d’une obstination douce. Car elle s’attache à poursuivre l’oeuvre de son mari en élargissant le champ des possibles. Devenue propriétaire de l’Hôtel de Ville-Benoît Violier, elle choisit d’en faire un univers qui va au-delà de la gastronomie : celui de l’excellence de l’art de vivre. Accueil, décor, tableaux exposés, cristallerie, vaisselle, boutique avec des idées de cadeaux pour les gourmands, cours de cuisine en plusieurs formules, à offrir ou à vivre avec des amis, des collègues. Tout est voué au bien-être. Pas uniquement celui des papilles. Et s’il passe par là, il passe également par les yeux, le feeling et les détails. Brigitte Violier y tient. Cette esthète sait de quoi il en retourne.

Avant d’entrer dans le monde des étoiles Michelin, elle a eu un long parcours professionnel chez Sisley, marque cosmétique à la philosophie qualitative. Aussi, dans ce virage que prend Crissier, les sens sont inscrits dans la charte de la propriétaire. Sa chance pour relever ce défi ? Sa discipline. Brigitte Violier pratique la danse depuis douze ans chaque semaine avec une ancienne des Ballets Béjart, fait du ski, du golf, et chut, boit de l’eau à midi. Elle privilégie le lien que son corps a avec son âme. Nous sommes un tout. Son drame le lui a fait comprendre. Mais le malheur est aussi un révélateur de destin, Brigitte découvre le sien et avance. Tout en préservant son fils, Romain, 14 ans.

                                     « Et si je vous dévoilais le menu ? »

C’est un festival d’émotions et saveurs qu’offre Franck Giovannini. Déguster les « Belles blanches valaisannes cuisinées en mimosa au caviar Osciètre poudré à l’oeuf cassé » suivies des « Ravioles végétales Printanières aux couleurs de saison, jus vert corsé aux févettes », puis les « Elégantes Morilles brunes et blondes déglacées au vin de voile réduction goûteuse légèrement acidulée », pour ne parler que de ces trois entrées, est un grand moment, mais voir la brigade les préparer me donne les larmes aux yeux. Il y a les mêmes rigueur et concentration, ce même sens de l’infiniment petit que dans un atelier de Haute Joaillerie. Merci à Filipe Fonseca Pinheiro, le sous-Chef de Crissier – à ce niveau de talent, le mot « sous » me fait rigoler – que j’ai admiré lorsqu’il préparait les asperges mimosa au caviar Osciètre, merci à Josselin Jacquet et Rémi Hoang pour la magie des desserts, merci à Jérôme Belnard, lui aussi un Charentais comme Benoît Violier, qui a supporté d’assurer le service avec une Blogueuse très peu protocolaire à table…

Difficile de parler avec justesse des plats. Il faut les vivre, savourer les premières bouchées en silence, écouter. Oui, écouter. Car ces créations nous imposent un dialogue intime. Mais je suis trop contente d’être là, bavarde et dissipée ! Bon, on me menace de me priver de dessert. Les rires fusent. Le célèbre Louis Villeneuvequi dirige la salle depuis 42 ans, m’a à l’oeil. Il a oeuvré sous Girardet, Rochat, Violier et aujourd’hui Giovannini. J’adore sa classe. Mémoire vivante des lieux, Louis Villeneuve a accueilli stars de Hollywood, Rois et Chefs d’Etats. Pourtant, on n’est pas dans un établissement hautain. Tout un chacun peut s’y sentir à l’aise. Même si vous tachez la nappe… Ce que j’ai fait avec la délicate sauce laquée aux baies rouges du pigeonneau en plat – mais bon entre l’iPad, l’iPhone, mes mains qui s’agitent à l’italienne (La honte complète). Enfin, c’est décidé, je vais économiser pour m’offrir un repas ici le jour où je serai à nouveau… mince. De toute façon, à Crissier, impossible de grossir ! Les aliments préparés de manière exquise sont les plus frais, les plus fins, et donc les plus sains au monde. Dont acte.

 

Photos N/B horizontales, copyright Pedro Ribeiro pour l’Hôtel de Ville-Benoît Violier.

Autres photos par Shadya Ghemati, « ma petite cuisine… », droits réservés.

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Une femme remporte le prestigieux « Cuisinier d’Or 2017 » !

Pour la première fois, le Concours national d’Art culinaire suisse a décerné le trophée suprême à une femme ! En effet, Elodie Manesse, Chef de partie au restaurant Vieux-Bois à Genève, 24 ans, a remporté le « Cuisinier d’Or 2017 » au Kursaal à Berne. Une journée riche en émotions, suivie d’une cérémonie de clôture, d’un cocktail et d’une soirée VIP au Kornhauskeller, en plein coeur de la capitale. En plus du trophée, véritable Oscar de la gastronomie, et de CHF 4’000.-, elle décroche l’honneur de participer au Tour Culinaire Suisse : Elodie Manesse présentera son menu victorieux dans des établissements choisis à travers le pays. Elle a gagné grâce à son « Coeur de cabillaud demi-sel en habit vert », accompagné d’une sauce barigoule montée à l’huile d’olive et de son escabèche de crevettes aux petits légumes, et grâce à son « Carré de porc rôti farci des premières morilles »avec une sauce au vin jaune d’Arbois. Les choix du poisson et de la viande étaient imposés. Mais elle a su les sublimer et convaincre. Seule concurrente féminine parmi onze hommes, c’est aussi la plus jeune.

Elodie Manesse en pleine actionCuisinier d'Or 2017La victoire d'Elodie ManesseShadya Ghemati et Franck Giovannini

Clin d’oeil du destin, le Président du Jury du « Cuisinier d’or 2017 » n’est autre qu’un des Chefs étoilés qu’elle admire le plus : Franck Giovannini de l’Hôtel de Ville à Crissier, près de Lausanne, trois étoiles au Michelin. Il a lui-même remporté le « Cuisinier d’Or » à deux reprises, en 2006 et 2010. Et en 2007, il a été le premier Suisse à monter sur le podium du Bocuse d’Or ! Elle n’est pas la seule à l’admirer…J’étais folle de joie de le rencontrer dès mon arrivée au Kursaal. Que pense-t-il de ces concours ? Vient-il rechercher des talents pour les intégrer dans sa brigade, une sorte de shopping professionnel ? « Non, mais j’aime quand les membres de mon équipe y participent, car un concours est toujours une formation. Cela oblige à beaucoup travailler, à se dépasser. J’en ai moi-même beaucoup faits ». 

Shadya et le Chef étoilé Anton MosimannConcours Cuisinier d'Or 2017 BerneElodie Manesse reçoit une meule de 43 kilosChef Pierrot Ayer

Autre son de cloche pour le légendaire Chef Anton Mosimann, Président du Jury d’Honneur. Le Chef étoilé suisse préféré de Sa Majesté la Reine Elizabeth II, qui l’a décoré en 2004 Officier de l’Ordre de l’Empire Britannique pour sa contribution exceptionnelle à la gastronomie, m’avoue qu’il reste « A l’affût des talents de demain, car il est important d’être bien entouré pour réussir ! Une équipe de qualité est fondamentale, je suis sensible et attentif à tous les détails ». Ce Chef, qui avait réalisé le repas du mariage royal de Kate et William en 2011, est une star mondiale. Mais il reste accessible et son charme est indéniable. Puis, autour d’un verre de Heida, excellent vin blanc valaisan servi lors du cocktail, j’échange avec le Chef Pierre-André Ayer du restaurant Le Pérolles à Fribourg, membre du Jury du « Cuisinier d’Or 2017″Il quitte les lieux en septembre, après y avoir passé 15 ans. Une page se tourne…Mais je le vois mal lâcher les fourneaux. Un bail se termine, pas la vie. Il m’invite à y faire une escale gourmande, ça ne se refuse pas ! J’aime l’attachement au terroir et la générosité de ce Chef, par ailleurs ambassadeur du Vacherin Fribourgeois.

Invitation Gala VIP Cuisinier d'OrLes blogueuses Shadya Ghemati et Morgane SchallerSalade mêlée à la grenade et fromage de chèveLa table de la gagnante Elodie Manesse

C’est un bonheur de voir autant de talents culinaires réunis, et d’échanger. Après l’effort et la remise des trophées, le réconfort… Tous les candidats sont conviés avec la presse et les invités VIP au Kornhauskeller, restaurant historique de Berne. L’imposante table d’honneur de la gagnante trône au milieu de la salle. Et tout le monde est un peu affamé après cette longue journée de concours. Lorsque la salade mêlée à la grenade avec son crostino de fromage de chèvre arrive, les yeux brillent comme les lueurs des bougies. A ce propos, j’ai une des plus jolies paires d’yeux du pays à ma table, celle de Morgane Schaller, blogueuse et globe-trotter, qui a été une des finalistes de Miss Suisse 2016. Une fille gracieuse et adorable. C’est une soirée chaleureuse, et c’est formidable que la nouvelle étoile montante de la gastronomie helvétique soit une femme ! Bravo Elodie.

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Lunch de filles avec Mélina Neuhaus

Découvrir le talent du Chef Adam Bentalha, arrivé de Paris après un cursus étincelant, débuts au Ritz, puis le Shangri-La et le Royal Monceau, pour prendre en mains la Brasserie du Royal Savoy à Lausanne, voilà l’expérience gustative à laquelle me convie Mélina Neuhaus pour ce lunch de filles ! La proposition s’annonce digne du concept de cette rubrique : une super nana, un super parcours, et la découverte du super bistrot de son choix. Le Royal Savoy où elle m’attend est idéal pour célébrer des occasions, allant de la Fête des mères à la Fête nationale, avec choix de menus ad hoc. Mélina Neuhaus est co-fondatrice de l’agence de communication Elitia, co-directrice de Socialize Magazine, rédactrice pour Marie-Claire suisse et blogueuse pour Bilan, mais également intervenante à l’Institut Suisse de Relations publiques, à l’ESECO et la HEG Genève. Cette pretty woman au look efficace et net de working girl m’accueille souriante. Mais ne vous fiez pas à son visage d’ange, car cette jeune femme de 33 ans est à son compte depuis 2012 déjà et trace son chemin dans un milieu de requins et vipères. Ses nombreuses casquettes témoignent de son ambition et dynamisme.

Melina Neuhaus et Shadya Ghemati au Royal SavoyDécor feutréChardonnay fumé pain et beurreExcellent Chardonnay fumé

Tout en admirant la manière dont Mélina Neuhaus a avancé au fil des ans, je me réjouis des plats ! La nouvelle carte, qui porte la signature du Chef triplement étoilé Marc Haeberlin, est interprétée avec générosité par Adam Bentalha. Le décor luxueux n’est pas à proprement parler celui d’une brasserie, mais l’ambiance chaleureuse est réelle. Elle est soulignée par la cuisine américaine ouverte sur la salle qui permet d’observer la brigade à l’oeuvre. Pour le client, c’est une animation captivante. Le Directeur des lieux, l’efficace Pierre Collet, qui a oeuvré au très chic Métropole à Monte-Carlo avant d’arriver au Royal Savoy à Lausanne, nous embarque pour un menu surprise. Celui-ci débute par « L’oeuf parfait pousses de tétragones à la truffe noire », une entrée fondante comme un dessert accompagnée d’un verre de Chardonnay-Räuschling fumé. Ce vin suisse expressif contraste avec la finesse de l’entrée et crée l’étonnement en bouche. La suite va continuer de garder nos sens en éveil. Un maquereau grillé à la crème de raifort avec ses pickles de légumes joue les intermèdes. Puis viennent les plats.

L'oeuf parfait à la truffe de la Brasserie du Royal SavoyPierre Collet manager de la Brasserie du Royal SavoyBrigade à l'oeuvre Brasserie du Royal SavoyMaquerau grillé

« Mon Chéri mange très équilibré, alors je mange toujours autant …Mais en conservant ma ligne ! »

Chef Adam Benthala et Melina NeuhausTourte gourmandeSuperbe coeur de cabillaudCoeur de cabillaud au Nori espuma exotique

Mélina Neuhaus assume sa gourmandise. Cette amoureuse d’agneau et canard, de beurre et saveurs riches, craque pour « La tourte au foie gras et ris de veau », et félicite le Chef lorsqu’il nous fait l’honneur de sa visite. Je suis également conquise par mon plat, le« Coeur de cabillaud confit au Nori, haricots coco, sauce crevettes grises ». L’alliance des épices exotiques sublime ce poisson. Un tel repas ne peut qu’inviter aux confidences ! Comment cette jeune femme fait-elle pour rester mince vu son coup de fourchette ? « Le secret de ma ligne, c’est le bonheur à deux ». Voilà qui est dit. Originaire d’un village du canton de Fribourg, notre pretty woman est vite attirée par les sirènes de la ville et de l’indépendance. A 22 ans, elle s’installe à Lausanne. Après des expériences professionnelles qui confirment son besoin de liberté, cette mordue de communication digitale et networking fonde l’agence Elitia avec Sandro Todobom. J’apprends ébahie qu’elle a déjà été mariée, a un petit garçon, Léo, 7 ans, et file le parfait amour avec son nouveau compagnon, Julien Matthey, sound designer en vogue qu’elle a connu par son agence. Les tourtereaux aiment les escapades où ils craquent pour la gastronomie des lieux, avant de revenir dans leurs vies de génération Y hyperactive et connectée. « J’aime aider les gens à être mieux perçus, à faire ressortir le meilleur d’eux-mêmes, et mettre au point une stratégie de communication adaptée au digital ». Zut, le temps passe vite, déjà le fromage, un Brillat-Savarin frotté au Champagne avec de la truffe noire. Je le dévore en méditant sur ces paroles judicieuses de Mélina : « Notre corps est le reflet de ce qu’on vit »…

Brillat-savarin au champagne avec truffesMelina Neuhaus est l'invitée de LUNCH DE FILLES

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